Classification des types de gin : du London Dry aux différents styles
Comprendre la classification des types de gin vous donne les clés pour choisir parmi une grande diversité de styles, de méthodes de production et de profils aromatiques. Pour approfondir le sujet, consultez la classification détaillée des types de gin établie par les sciences alimentaires.
Les catégories officielles du gin
L’Union européenne encadre les spiritueux aromatisés au genévrier en distinguant quatre catégories réglementaires. Chacune répond à des exigences précises de production et de degré alcoolique, qui déterminent les mentions autorisées sur l’étiquette. Cette lecture vous aide à comprendre le niveau de contrainte auquel le distillateur a choisi de se soumettre.

Quel type de gin choisit-on selon la règle
Pour choisir son gin avec discernement, il faut d’abord comprendre la classification européenne. Elle distingue la boisson spiritueuse aromatisée au genévrier, le Gin, le Gin distillé et le London Gin, selon des contraintes de production croissantes. Ces repères permettent ensuite d’évaluer plus facilement les bouteilles proposées dans la sélection de gins en ligne de TheDrinkShop.ch.
- Boisson spiritueuse au genévrier : minimum 30 % vol., caractère de genièvre perceptible, sans méthode de production imposée ni obligation de redistillation.
- Gin : alcool rectifié à 96 % vol. minimum, goût dominé par le genièvre, titre d’embouteillage d’au moins 37,5 % vol.; la redistillation n’est pas obligatoire.
- Gin distillé : distillation exclusive d’alcool agricole en présence de baies de genévrier et de botaniques naturelles, avec un goût de genièvre prépondérant.
- London Gin : sous-catégorie du gin distillé où tous les arômes proviennent de la distillation conjointe de botaniques naturelles, le distillat devant titrer au moins 70 % vol.
Ces quatre catégories dessinent une échelle de rigueur, du cadre le plus libre au plus contraint. Le gin distillé et le London Gin privilégient généralement une expression aromatique précise, tandis que les catégories moins restrictives autorisent une production de type compound, avec ajout d’arômes sans redistillation. En bouche, ces choix techniques donnent naissance à des expériences très différentes, d’où l’intérêt de connaître les différents types de gin avant de sélectionner une cuvée.
| Catégorie | Degré minimum | Distillation obligatoire | Arômes après distillation |
| Boisson au genévrier | 30 % vol. | Non | Autorisés |
| Gin | 37,5 % vol. | Non | Autorisés |
| Gin distillé | 37,5 % vol. | Oui | Limités |
| London Gin | 37,5 % vol. (distillat : 70 % vol.) | Oui | Interdits (eau uniquement) |
Les exigences du London Dry Gin
Le London Dry Gin impose les contraintes les plus strictes parmi les styles codifiés. Après la distillation avec des botaniques naturelles, aucun ingrédient autre que l’eau ne peut être ajouté, tandis que le distillat aromatisé doit atteindre au moins 70 % vol. avant réduction. Cette méthode favorise des notes de dégustation nettes, où le genièvre et les agrumes conservent une place précise en bouche.
Le terme « London » désigne une méthode de production, non une origine géographique. Un distillateur suisse, japonais ou américain peut donc élaborer un gin selon ce cahier des charges et utiliser cette dénomination. Ce style sec reste une référence pour le Gin Tonic et le Dry Martini, tout en demeurant la catégorie de gin la plus vendue sur les marchés internationaux.
Origine et degré alcoolique du gin
Le degré alcoolique dépend de la réglementation applicable. Dans l’Union européenne, les appellations Gin, Gin distillé et London Gin doivent afficher au moins 37,5 % vol., tandis qu’aux États-Unis, le seuil légal du gin, du distilled gin et du London gin est fixé à 40 % vol. Cette différence influe sur la dilution en cocktail et sur la manière dont les ingrédients botaniques s’expriment en bouche.
La base du gin est un alcool éthylique d’origine agricole, souvent obtenu à partir de céréales comme le blé ou l’orge. Cet alcool peut être redistillé en présence de baies de genévrier, dont l’arôme doit rester dominant. Le genévrier commun, aussi appelé juniperus dans le langage courant des spiritueux, distingue ainsi le gin des autres boissons botaniques, quelle que soit la région de production.
Les styles historiques du gin
Avant que les microdistilleries du monde entier ne réinventent le gin selon leurs propres codes, plusieurs styles fondateurs ont façonné l'identité de ce spiritueux au fil des siècles. De l'Angleterre aux Pays-Bas, chaque tradition reflète une époque, des techniques de distillation particulières et des matières premières liées à son terroir.

Qu'est-ce que le gin anglais traditionnel
Pour comprendre ce qu'est le gin anglais, il faut découvrir la tradition du London Dry, depuis les premières distilleries londoniennes jusqu'aux maisons qui perpétuent ce savoir-faire. Beefeater et Sipsmith en donnent deux lectures précises : un profil sec, dominé par le genièvre et les agrumes, sans sucre ajouté après la distillation.
- Beefeater : l'une des maisons londoniennes les plus reconnues, symbole du London Dry classique avec ses notes de genièvre franc et de zestes d'agrumes.
- Sipsmith : distillerie artisanale londonienne pionnière du renouveau du London Dry, associant tradition et précision botanique.
- Profil sec et net : aucun sucre ajouté après distillation, ce qui produit une finale propre particulièrement adaptée aux cocktails classiques.
- Accord parfait : le London Dry anglais s'associe idéalement à une eau tonique de qualité et à un zeste de citron, révélant toute l'élégance de ses botaniques.
Pour découvrir d'autres références prestigieuses de ce spiritueux, la sélection de gins en ligne de TheDrinkShop.ch propose une gamme soigneusement choisie, livrée en Suisse en 24 à 48 heures. Ces cuvées offrent une base solide avant d'aborder des expressions plus originales.
Old Tom et Plymouth Gin
Pour comprendre l'origine du gin dans toute sa diversité, il faut remonter aux années 1730 en Angleterre, lorsque l'Old Tom Gin est apparu entre le genever néerlandais et le London Dry moderne. Plus rond et plus doux que ce dernier, l'Old Tom reçoit généralement une légère dose de sucre après la distillation, avec parfois un vieillissement qui enrichit sa palette. Il n'existe pas de définition européenne officielle pour ce style, mais son retour dans les bars à cocktails est bien établi, notamment dans le Tom Collins.
Le Plymouth Gin occupe une place singulière dans l'univers des spiritueux : c'est la seule indication géographique protégée pour un gin, élaborée exclusivement à Plymouth par une distillerie dont la recette remonte à 1793. Produit à partir d'alcools neutres 100 % blé, il présente un caractère plus doux et terreux, avec des notes épicées et moins de genièvre que nombre de London Dry. Son expression Navy Strength, fournie à la Royal Navy britannique pendant près de deux siècles, titre à 57 % vol. et offre des saveurs plus intenses.
Le genever, ancêtre du gin moderne
Le genever, ou jenever, constitue l'ancêtre direct du gin moderne. Né aux Pays-Bas, il associe alcool de grain et vin de malt redistillé en présence de baies de genièvre. Cette méthode lui donne une texture crémeuse, un profil céréalier marqué et une profondeur absente des styles de gin les plus secs. Sa redistillation explique qu'il évoque davantage un whisky léger qu'un London Dry.
Les indications géographiques reconnues pour le genever couvrent la Belgique, les Pays-Bas, la France et l'Allemagne, avec des appellations comme Jonge jenever, Oude jenever et Genièvre Flandres Artois. Plus riche en vin de malt, l'Oude jenever développe des notes boisées et maltées, particulièrement intéressantes en dégustation pure, dans un verre tulipe et à température ambiante.
Produits recommandés
Les styles modernes de gin
Depuis le début du XXIe siècle, la catégorie du gin se diversifie grâce à des microdistilleries créatives présentes sur tous les continents. Les gins contemporains jouent sur la botanique, le degré alcoolique, l’élevage en fût et l’infusion de fruits, élargissant ainsi les variétés disponibles.

Les gins fruités et le Sloe Gin
Pour établir une sélection des 10 meilleurs gin du monde, les gins fruités et le Sloe Gin méritent une attention particulière. Ils montrent comment la macération et l’infusion transforment le profil du spiritueux. Le Sloe gin est obtenu par macération de prunelles dans du gin, avec une dose de sucre; l’Union européenne impose un minimum de 25 % vol. pour cette catégorie, officiellement classée parmi les liqueurs malgré l’emploi légal du mot gin. La qualité dépend notamment des fruits, idéalement cueillis après les premières gelées, entre octobre et novembre.
- Sloe gin : cette liqueur rouge britannique associe des prunelles macérées dans du gin à une texture douce et fruitée, loin du caractère sec des références classiques.
- Flavored gin : le flavored gin privilégie une saveur dominante, comme les baies, les agrumes ou les herbes. Elle est souvent obtenue par infusion après distillation, tandis que le genièvre peut rester discret.
- Pink Gin : cette expression teintée tire sa couleur de baies rouges. Son profil doux et fruité séduit les personnes qui découvrent l’univers du gin.
- Damson Gin : cette variante du sloe gin utilise des prunes sauvages et offre une bouche plus ronde, suivie d’une belle persistance aromatique.
Ces expressions fruitées se distinguent d’un gin français ou suisse qui incorporerait simplement des zestes d’agrumes ou des baies dans sa recette de distillation. Dans le Sloe gin et ses proches cousins, la macération ou l’infusion intervient après la distillation, ce qui modifie profondément la structure aromatique. Ces bouteilles trouvent naturellement leur place à l’apéritif, sur glace ou dans un cocktail léger.
Le Navy Strength et les gins vieillis
Parmi les gins contemporains les plus affirmés, le navy strength se reconnaît à un degré alcoolique d’au moins 57 % vol. Cette tradition vient de la marine britannique, qui voulait vérifier que l’alcool pouvait encore enflammer la poudre à canon après un renversement. Identifier les 10 meilleurs gin de cette catégorie demande de rechercher une puissance capable de soutenir, et non de masquer, la finesse botanique. Plymouth propose notamment une version Navy Strength fidèle à sa recette originelle de 1793.
Les gins vieillis, également appelés Yellow Gin ou Cask Matured Gin, prolongent le profil classique du spiritueux par un passage en fût. Le chêne, parfois marqué par un précédent contenu de whisky ou de brandy, apporte une robe dorée ainsi que des notes boisées, épicées ou vanillées. Le verre tulipe concentre les arômes de vanille et d’épices développés par le fût.
- Navy Strength : avec un minimum de 57 % vol., il intensifie le profil botanique et convient aux cocktails puissants, comme le Negroni ou le Dry Martini.
- Yellow Gin / Cask Matured : vieilli en fût de chêne, il présente une robe dorée et des notes vanillées ou boisées. Il se déguste pur ou dans des cocktails de style old fashioned.
- New Western Gin : le new western gin, né dans les microdistilleries américaines, réduit la place du genièvre pour mettre en avant la lavande, le concombre ou le poivre.
- Gin suisse : les productions helvétiques valorisent la pureté alpine et des botaniques locales, telles que l’edelweiss ou le thym de montagne, en lien avec leur terroir.
Cette classification affinée des types de gin témoigne de la liberté créative offerte par la catégorie, à condition que le genièvre demeure perceptible dans le profil final. Du Navy Strength au gin vieilli, chaque expression révèle une facette différente d’un spiritueux dont les styles de gin ne cessent de s’élargir. Cette diversité permet à chacun de choisir une cuvée remarquable selon son palais et son usage.
Les gins japonais contemporains
Le Japon a développé en quelques années un style reconnaissable, fondé sur la subtilité, les notes florales et une grande précision aromatique. Des maisons comme Nikka, Roku de Suntory et Etsu associent des botaniques japonaises, yuzu, fleur de cerisier, thé vert sencha et poivre sanshō, à des méthodes de distillation traditionnelles. Le résultat dialogue avec le London Dry sans s’y réduire. Pour découvrir le gin japonais Etsu Sakura, infusé aux fleurs de cerisier et au yuzu, TheDrinkShop.ch propose un gin floral artisanal élaboré sur l’île d’Hokkaido selon une recette ancestrale.
Le Roku Gin de Suntory illustre la précision de cette approche. Ses six botaniques asiatiques, fleur de cerisier, feuille de cerisier, thé sencha, thé gyokuro, yuzu et poivre sanshō, sont assemblées pour produire un gin sec à 47 % vol. En bouche, l’attaque est fraîche, le cœur herbacé et la finale poivrée, avec une netteté remarquable. Servi pur sur un gros glaçon ou en gin tonic avec une eau sobre et un zeste de yuzu, il dévoile sa structure végétale, présentée plus en détail sur la page dédiée à la classification des différents types de gin japonais de notre boutique.
Dégustez le Roku Gin pur dans un verre tulipe avant de le diluer : l’équilibre entre le genièvre et les accents asiatiques apparaît alors avec précision. Le Etsu Sakura offre pour sa part un profil rond et équilibré, porté par les agrumes du yuzu et une touche florale discrète de fleur de cerisier. Entre le Roku Gin structuré et le Etsu Sakura rond et équilibré, l’amateur dispose de deux portes d’entrée complémentaires vers le gin japonais. Elles montrent aussi pourquoi le gin floral et le new western gin occupent désormais une place singulière parmi les gins contemporains.
Foire aux questions
Les différents types de gin se distinguent par leur méthode de production, leur degré alcoolique et les botaniques employées. La réglementation européenne reconnaît quatre catégories : boisson spiritueuse au genévrier, Gin, Gin distillé et London Gin. À ces familles s’ajoutent des styles historiques, comme l’Old Tom et le Plymouth Gin, ainsi que des expressions plus récentes, telles que le Navy Strength, les gins vieillis et le New Western Gin.
Un London Dry Gin est une sous-catégorie du gin distillé, soumise à des contraintes particulièrement strictes. Son distillat doit titrer au moins 70 % vol. et, après la distillation, aucun ingrédient autre que l’eau ne peut être ajouté, pas même du sucre. Le terme « London » ne désigne donc pas une origine géographique, mais une méthode de production rigoureuse applicable partout dans le monde. Un gin distillé classique autorise, quant à lui, l’ajout limité de certains éléments après distillation, ce qui laisse davantage de liberté au distillateur.
Le choix dépend d’abord du profil aromatique recherché et de l’usage prévu. Un gin anglais traditionnel, comme un London Dry de Beefeater ou de Sipsmith, offre une bouche sèche et nette, dominée par le genévrier et les agrumes : il convient parfaitement à un Dry Martini ou à un Gin Tonic classique. Un gin japonais, comme le Roku ou l’Etsu Sakura, privilégie davantage la finesse florale, le yuzu et les herbes asiatiques, avec un accord parfait pour une cuisine iodée ou un cocktail sobre servi sur glace.